Programme de la Division « Firmes et économie industrielle » (2010-2013)
Argumentaire de la division
Les années récentes ont vu un renouveau de l’intérêt porté à l‘économie industrielle du développement. Plus précisément, il s’agissait d’analyser comment les mécanismes de marché sont pensés et mis en œuvre dans les pays en développement et leurs impacts sur les économies de ces pays. Parallèlement à l’émergence d’une littérature académique très féconde, des programmes de réformes économiques structurelles ambitieux ont été lancés de par le monde, dont le but premier était l’ouverture progressive à la concurrence de certains segments de secteurs traditionnellement sous monopole. Les secteurs des services de télécommunications et postaux, de l’électricité, du gaz, des transports routier, aérien et ferroviaire et de la banque-assurance constituent des exemples parmi tant d’autres qui montrent à quel point les réformes ont touché des secteurs divers et variés.
La libéralisation totale ou partielle de ces secteurs est une caractéristique fondamentale de ces réformes. Toutefois, la dérégulation a été loin d’être synonyme de non intervention de l’Etat. L’intervention des autorités publiques a en fait changé de nature, passant d’une régulation de type administratif à une régulation de type économique nécessitant des compétences nouvelles tant en matière technique qu’économique ou encore juridique. C’est ainsi qu’ont vu le jour différentes autorités de régulation sectorielles telles que l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications (ARPT), la Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz (CREG) à côté de la création ou du renforcement d’autorités chargés de veiller au bon fonctionnement de la concurrence (Conseil de la concurrence).
Les approches analytiques développées ces trois dernières décennies en économie industrielle et en régulation, le volet économie publique de l’économie industrielle, constituent une boite à outils puissante et pratique pour analyser les différentes questions soulevées par des secteurs aussi divers que les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), l’agroalimentaire, l’énergie ou l’environnement. Les recherches conduites par la division Economie Industrielle s’appuieront sur les avancées théoriques et empiriques les plus récentes de l’économie industrielle afin de produire des études approfondies qui pourraient servir de base critique à l’analyse de l’intervention en matière économique en Algérie.
Ces recherches porteront sur le développement d’outils méthodologiques d’évaluation des politiques publiques sectorielles ou intersectorielles : politiques industrielles, privatisation et restructuration des entreprises, recherche-développement et innovation technologique, politique des transports, politique énergétique et des ressources naturelles, régulation des secteurs anciennement sous monopole et politique de la concurrence. Par ailleurs, ces recherches concerneront des aspects liés tant à l’organisation interne des entreprises et des institutions en charge des politiques publiques (gouvernance) qu’aux stratégies de développement de la concurrence aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale, l’objectif premier étant d’appréhender les enjeux de l’ouverture à la concurrence et d’évaluer l’impact sur l’économie et les entreprises algériennes dans le présent contexte de mondialisation-globalisation des marchés.
Missions:
Dans ce cadre, les missions de cette division se situent au triple niveau :
u Recherche méthodologique et construction d'outils d'évaluation et de mesure,
u Recherche appliquée d'aide à la prise de décision et à la conduite d'actions de terrain,
u Contribution à l'encadrement de la recherche-formation de première et seconde post graduation,



