Appropriation des tic par les jeunes entrepreneurs Algeriens:
Enjeux et perspectives
Aziz Nafa1
Centre de Recherche en Economie Appliquée pour le Développement (CREAD)
Hammadia BP 197 Rostomia ‐ Bouzaréah Alger Algeria
Résumé :
La nouvelle ère économique est basée sur la numérisation et l’informatisation des secteurs économiques. Les jeunes entrepreneurs ont‐ils conscience de l’intérêt et de l’importance de ces nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) dans la nouvelle organisation de l’entreprise ? Ont‐ils conscience que l’utilisation des TIC permet une meilleure productivité, une meilleure compétitivité et surtout une meilleure performance ? L’article a pour objectif d’exposer les réponses et les résultats de l’enquête menée auprès des jeunes entrepreneurs, concernant l’adoption et l’appropriation des TIC ainsi que leurs usages. Les résultats semblent démontrer que les usages sont effectivement plus orientés vers l’organisation et le développement de l’activité de l’entreprise afin de se différencier et d’augmenter la productivité de celle‐ci.
CHAPITRE 6
Quelle place pour les PME industrielles dans une économie libéralisée de rente ? Cas de l’Algérie
Ahcène Amarouche
École nationale supérieure de statistique et d’économie appliquée d’Alger
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INTRODUCTION
L’Algérie est un de ces pays anciennement colonisés qui cherchent désespérément à se doter d’une base industrielle moderne. Tandis qu’émerge une demande en produits et services caractéristique du modèle de consommation des pays développés, l’offre peine à satisfaire aux exigences d’une économie de marché hautement productive, conjuguant changements techniques, progrès social et démocratie.
Bien fourni en ressources de base et en main-d’oeuvre, le pays n’arrive pourtant pas à se sortir des affres du sous-développement. Ce n’est pas faute d’avoir tenté de s’industrialiser mais l’expérience industrielle de l’Algérie a été de trop courte durée pour enclencher le processus de changement dans ses multiples facettes. L’apprentissage technologique qui aurait permis à la main-d’oeuvre d’assimiler la logique de fonctionnement d’un système productif à base industrielle n’a pas eu lieu. En conséquence, non seulement la mise en exploitation des complexes industriels intégrés que le pays a réalisée n’a pas répondu aux attentes en termes d’efficience (taux d’utilisation des capacités installées généralement inférieurs à 50 %, faible productivité des facteurs et rentabilité des capitaux engagés insuffisante au regard des nécessités de leur valorisation, etc.), mais de surcroît le mode de mise au travail des producteurs dont sont porteurs les complexes de machines n’a pu être internalisé, ni réalisée l’organisation de ces derniers en un système productif intégré et cohérent.
Les coûts de non qualité du bâti dans la problématique du développement durable.
Par Ahcène AMAROUCHE
Introduction.
La notion de qualité est relativement récente dans les préoccupations des acteurs (publics et privés) de l’économie industrielle moderne. Elle n’est apparue comme une nouvelle exigence qu’avec la prise de conscience collective des problèmes environnementaux liés à la forte croissance économique des Trente Glorieuses dans les pays de l’OCDE et à la pression démographique dans les pays sous-développés, l’une et l’autre s’étant traduites par une demande sociale exponentielle. Aux problèmes de l’épuisement prévisible des ressources de la planète, se sont ajoutés les problèmes de la saturation de l’environnement par la pollution et les déchets industriels et ménagers. En réaction à ces problèmes, le Club de Rome1 a publié en 1972 un rapport intitulé : « Halte à la croissance ? » pour dénoncer les dérives de l’économie industrielle moderne2. Mais celle-ci n’a pas arrêté de dériver au point que les dérèglements climatiques actuels lui sont en grande partie directement imputables aux dires des experts.
LA CRISE FINANCIERE INTERNATIONALE A LA LUMIERE DU CAPITAL ET DE LA THEORIE GENERALE.
Par Ahcène Amarouche
INTRODUCTION.
La crise financière internationale actuelle interpelle les économistes non seulement sur leur interprétation des problèmes économiques majeurs du monde contemporain, mais aussi, et plus fondamentalement, sur le(s) paradigme(s) à la base de leur approche de ces problèmes. Car en matière économique, la crise est une manière d’invalider de facto la (les) théorie(s) qui rendent compte de la réalité, permettant ce faisant de la (les) réfuter au sens où K. Popper l’entendait (Popper, 2008). Mettant un terme à une sorte de routine intellectuelle, elle ouvre de nouvelles perspectives à la réflexion pour autant que l’on ne recule pas devant les aléas de la recherche. Un questionnement permanent est donc le lot du chercheur en économie ainsi que le prouve l’histoire de la pensée économique depuis les origines. C’est ce même questionnement qui a abouti, à la suite de la Grande Dépression des années 1930, au renouvellement des paradigmes de la théorie économique avec la Théorie Générale de J.M. Keynes tandis que, presque un siècle auparavant, K. Marx amorçait la critique de l’économie politique classique (qui a culminé dans la publication du Capital), sur des bases non moins radicales.
COLLOQUE INTERNATIONL : L’ETAT ET LA PROTECTION SOCIALE
Ahcène AMAROUCHE,
Maître de Conférences – ENSSEA.
Les changements de paradigmes de l’économie libérale et la marchandisation du social.
Résumé.
L’expression « économie libérale » employée dans le titre de cette contribution est délibérément choisie pour son ambiguïté, voire son ambivalence : le terme libéral ressortit au mode de représentation (idéologie) d’une réalité tandis que le terme économie renvoie à cette réalité même.
L’ambiguïté est dans l’emploi du qualificatif « libéral » pour décrire une réalité censée n’obéir qu’à ses propres lois. L’ambivalence réside dans le fait que si les réalités forgent les idéologies, les idéologies n’en rétroagissent pas moins sur les réalités au point d’en modifier le cours – voire les lois. L’histoire du libéralisme est pleine d’enseignements sur cette double relation entre économie et idéologie. Elle se lit dans les changements de paradigmes qui, depuis Adam Smith, ont, par touches successives, mené à la prédominance de la pensée néolibérale sur celle du libéralisme classique.
Après avoir retracé à grands traits cette histoire ambiguë au travers des changements successifs des paradigmes de l’économie théorique (section I), nous nous attacherons à présenter quelques traits de la situation présente, caractérisée par l’intrusion des paradigmes du néolibéralisme en tant qu’idéologie dans le corpus théorique de l’économie pour fonder ce qu’on appellera ici la marchandisation du social (section II). Par marchandisation du social on entendra la conversion d’activités humaines à caractère immédiatement collectif (ou global) en autant de champs de production de marchandises avec ce que cela comporte de prévalence de l’individu sur l’être social de l’homme. Ce qui est visé dans cette démarche théorico-idéologique, c’est la remise en cause du caractère social de ces activités et de leur produit (biens publics, services collectifs et prestations sociales) en tant qu’ils ressortissent à l’être social de l’homme. C’est aussi la remise en cause de l’Etat en tant qu’être collectif dans lequel se reconnaissent les individus comme faisant partie d’un tout qui transcende leur personne.
Nous conclurons en montrant l’inanité d’une telle conception du social au regard des problèmes globaux auxquels est d’ores et déjà confrontée l’humanité, conception « savamment rationalisée et déréalisée » (Bourdieu, 1998) pour servir de représentation scientifique (censée donc être vraie pour tout un chacun) aux changements économiques en cours associés à la mondialisation rampante.
Division Firme et Economie Industrielle (Dfei)
BULLETIN N°2 DECEMBRE 2010
Pour ce second numéro de notre bulletin d’information, nous avons volontairement privilégié la thématique de l’entrepreneuriat.
C’est une manière d’opérer une pause pour identifier les travaux, les contributions, les réflexions et les initiatives des membres de la Division et ceux des autres Divisions autour de cette thématique.
C’est là une initiative qui s’est avérée très bénéfique car elle nous a permis d’observer que notre Centre et plus particulièrement la Division ‘’Firmes et Economie Industrielle’’ a accumulé un capital très appréciable autour de cette problématique. Nous nous engageons à poursuivre cette initiative pour d’autres thématiques.
Une telle démarche s’avère un vecteur d’une grande utilité pour la consolidation de l’organisation de la Division et surtout pour sa visibilité scientifique.
Une collègue – Responsable d’un Master Entrepreneuriat dans une université étrangère, me déclara dans ses voeux pour l’année 2011 : L’entrepreneuriat sera ‘’encore présent’’.
Prenons appui sur ce capital connaissances afin de nous impliquer fortement dans les débats scientifiques autour de l’entrepreneuriat.
Mohamed Benguerna. Chef de la division DFEI.
Division Firme et Economie Industrielle
BULLETIN N°1 JUIN 2010
Bienvenue au premier numéro du bulletin électronique de la division Firme & économie industrielle. Ce nouveau bulletin sera publié semestriellement, en juin et décembre de chaque année.
Editer un bulletin d’information parallèlement à la mise en place de notre division de recherche, apparaît comme un défi aux enjeux multiples:
* permettre aux membres de la division et à nos partenaires académiques et professionnels de suivre la constitution de notre jeune division par les actes;
* assurer la visibilité scientifique de notre division par la régularité semestrielle du bulletin.
* en faire un vecteur d ’ ancrage durable et fécond avec le monde socio économique.
La réalisation et la réussite, non exclusifs, de ces défis exigent la mobilisation soutenue de tous les membres de la division et de nos partenaires académiques et professionnels.
Ce numéro en est un premier témoignage.
Le chef de la division DFIE Mohamed Benguerna



